Éventail

De nulle part, le vent arrive doux le matin.

Il me réveille.

Je ne sais pas quelle est la saison.

Le vent souffle avec rêverie

et le rideau ondule.

Je me perds entre chacun de ses plis.

Les feuilles de l’arbre incliné bruissent.

Le contour des ombres a des teintes roses.

Ce doit être le printemps.

Alors je m’assoie au bord du matelas

et seule,

je regarde mes orteils s’ouvrir en éventail.

Kenza.