La vieille dame de la petite épicerie

Courbée comme une équerre, celle qui ne rentrait pas dans la trousse de l’école primaire.
Je l’aide à mettre son panier rose sur le comptoir de la caisse.
Un choux, quelques tomates, un bouquet de coriandre fraîche et un litre de lait.
Elle me sourit d’un sourire de violette qui se fane en gardant sa couleur.
Elle part et laisse derrière elle une senteur de linge séché au soleil.

Kenza.